Caresse absolue dit-on ? De toute façon tout ce qui se fait avec la bouche et la langue est généralement très agréable. De ce fait, l’appareil bucco-lingual d’une bienfaitrice s’acharnant voluptueusement à lécher, suçoter et titiller les coins et recoins de son partenaire mérite toutes les sympathies du monde. Mais laissons de côté (pour un temps) les tétons, et le nombril du léché pour se concentrer exclusivement sur son sexe. Cet organe est composé de quatre parties, le scrotum (partie située entre les bourses et l’anus) les bourses, la verge et le gland. Ce groupuscule intime bénéficie, lors de la fellation royale, d’un traitement de faveur qui demande un certain savoir faire construit sur d’interminables jeux sexuels.
Pour les goulus et goulues impatients, voici quelques « secrets » qui vous érigeront tout de suite au rang d’expert, au titre de rois ou de reines de la fellation.
La fellation royale doit être comprise dans sa globalité. Il n’y a pas que le va et vient de haut en bas de la bouche le long de la verge. En effet celle-ci peut-être tapotée sur la langue tendue de la dame qui pourra, de temps en temps, avaler, gober et aspirer la verge pour procurer, à son partenaire, un plaisir de succion. Le gland peut également cogner contre les parois intérieures des joues sous les coups de boutoir de son compagnon. La langue, toute pointue, titillera par de petits coups rapides le gland, la verge, et les bourses. Intervient aussi le massage voire le malaxage des bourses à faire avec douceur car ces parties sont sensibles et chatouilleuses. Des pressions digitales et des caresses linguales du scrotum sont des raffinements qui excitent la sensibilité de l’anus. Elles permettent, en outre, de garantir une érection optimum. Cela peut même provoquer un orgasme si les pressions sont suffisamment appuyées pour atteindre et donc stimuler superficiellement la zone prostatique. Il est évident, pour bien faire les choses, que le doigt ou la langue peuvent, de façon inopinée puis régulièrement, glisser et disparaître dans le trou anal. Si madame a une bonne intelligence motrice, c’est-à-dire si elle est bien coordonnée, cette dernière peut parfaitement prodiguer un analingus (stimuler l’anus avec la langue) à son amant tout en le masturbant d’une main ferme. L’étape suivante est grandiose pour le gamahuché (personne a qui on fait un fellation) : sentir agréablement un doigt s’enfonçant avec une délicatesse extrême dans son intimité pour caresser et titiller une prostate hyper sensible située à quelques centimètres de l’anus pour provoquer un orgasme des plus violents (prévoir un lubrifiant si besoin est). Certes ce geste, pour l’homme, fait toujours un peu peur et s’apparente bien souvent à un examen médical. Il sera dès lors à réserver aux initiés ou aux courageux.
Dans un autre registre, la fellation royale peut s’accompagner d’acrobaties qui mettent en scène les corps dans toutes sortes de positions pour émoustiller le plaisir scopique. Il y a dans ce jeu de positions une volonté de domination réciproque de la part des deux amants. Ils choisissent, en effet, à tour de rôle la position et la durée. En outre ils peuvent être à la fois passif ou actif, c’est-à-dire une fois un des deux protagonistes est le « moteur » de la fellation et sa bouche travaille activement à la tâche ou il devient le « réceptacle » et sa bouche accueille (reçoit ou subit) alors le sexe, animé de mouvements de va et vient plus ou moins rapides, de son partenaire.
Un mot sur les « gorges profondes » où le partenaire sexuel du moment essaie d’avaler littéralement la verge jusqu’à la garde. Le gland et une partie de la verge se retrouvent alors dans la gorge, ce qui a pour effet de provoquer un étouffement par manque d’air, voire des vomissements. Dans certains films pornographiques l’actrice se fait pincer en plus le nez pour être complètement étouffée. Ce geste n’est pas exempt de sadisme et demande un grand sang froid pour ne pas paniquer et de l’entraînement. Encore une fois à réserver aux initiés.
Yves Aisseger